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Mise en ligne: 16 mai 2009
Mise à jour: 28 février 2012
Abenobashi Mahoh Shotengai
Thème musical:
Treat or Goblins (Chinatsu Nakayama/Shiro Sagisu/Shunichi Tokura) interprété par Megumi Hayashibara
Durée:
13 épisodes de 24 minutes, soit 1 OAV
Pays d'origine:
Chaîne(s) de 1ère diffusion:
Période(s) de diffusion:
Du 4 avril 2002 au 27 juin 2002
Genre:
Comédie
Créé par:
Masayuki Kojima
Produit par:
Gainax, Studio Madhouse
Avec:
Aya Hisakawa, Akemi Okamura, Tomo Saeki, Yuki Matsuoka, Rikiya Koyama
De mémoire de spectateur d’animé, je n’ai que très rarement, voir jamais autant savouré une série comme j’ai savouré Abenobashi Mahoh Shotengai. Véritable cocktail explosif, cette OAV de 13 épisodes est un déluge de situations plus grotesques les unes que les autres. Tout cela mêlé avec un sens de la parodie qui rend Abenobashi unique et hilarant.
Comme de coutume, c’est à nouveau la société Gainax qui est à l’origine de ce petit bijou de l’animation diffusé dès 2002 au Japon. Pour rappel, Gainax est aussi responsable de séries telles que Nadia, Evangelion et plus récemment l’incroyable Furi-Kuri dont nous avons déjà parlé dans cette rubrique.
Mais la société n’est pas seule sur ce coup. Elle partage cette création avec Madhouse que nous avons également déjà évoqué par l’intermédiaire de la série X. C’est dire que ce sont là deux grands de l’animation japonaise et que le résultat vaut le détour.
Mais venons-en à l’histoire. Tout se déroule dans le quartier marchand d’Abenobashi. Un quartier destiné à disparaître sous le coup des pelleteuses et l’ambiance y est plutôt à la déprime. Sasshi et Arumi, deux jeunes enfants d’une douzaine d’années, avalent plutôt mal cette situation mais rien n’y fait : tout deux doivent partir.
Les deux enfants découvrent alors que le quartier est protégé par quatre fauves divins qui semblent avoir un rapport avec un sanctuaire non loin de là. Le soir même, Masa-jii, le grand père d’Arumi, voulant faire fuir un chat brise l’enseigne du Pélican, la boutique dont il est propriétaire, et rompt ainsi l’un des quatre sceaux. A cet instant, un étrange évènement se produit et voilà nos deux héros envoyé à... Abenobashi ! Ben oui, tout simplement à Abenobashi, mais dans un monde parallèle. Commence alors pour eux une quête : celle de revenir chez eux, dans leur propre dimension.
Et c’est peu dire que ces autres dimensions sont délirantes. De l’ambiance plutôt morose sur laquelle s’ouvrait le premier épisode, se succède dorénavant une quantité incroyable de mondes calqués sur des styles cinématographiques plus parodiés les uns que les autres. On verra ainsi une apparition de Ken Le Survivant dans un épisode consacré aux arts martiaux, une partie science-fiction lorgne abondamment sur des grands classiques tel que Star Wars, Goldorak ou Gundam. On a même droit à un pastiche de Titanic dans l’écroulement d’un building ou encore à l’arrivée du petit héros en Terminator.
En un mot, si vous êtes fan de cinéma et d’animé, c’est tout simplement jouissif. D’autant, que la série place de temps à autres quelques scènes émotionnelles très réussies et qui donnent un rythme tout à fait particulier.
Je m’en voudrais de ne pas évoquer la qualité de l’animation. En effet, le design de chaque épisode est très légèrement modifiée selon le sujet, et ce avec brio. La série est également produite en format 16/9, une tendance de plus en plus courante tant dans les séries américaines qu’au Japon.
On remarquera également que la musique s’adapte, elle aussi, au style de la série. On y retrouve quantité de morceaux originaux mais suffisamment travaillés pour évoquer soit des compositeurs célèbres comme John Williams (dans le second épisode), soit un genre particulier (comme le film de guerre, par exemple).
L’une ou l’autre faiblesse cependant : le premier épisode est assez lent et morose. Il permet toutefois de faire la connaissance des habitants du quartier qui reviendront dans chacun des épisodes dans des rôles différents et loufoques. Une gommette dorée pour le personnage travesti... mais je n’en dirai pas plus à ce sujet !
Par ailleurs, si le démarrage est un peu difficile, il faut reconnaître que la fin connait le même sort, pas de grande surprise, voire même un peu de déception. On s’attend à quelque chose de plus original. Mais ces petits détails n’empêchent aucunement d’apprécier une série que vous ne serez pas prêt d’oublier.
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